Cadres seniors : un gisement de croissance pour les TPE et PME
Ce billet a été écrit en 2019, avant la réforme des retraites. Je le reprends ici parce que le fond n’a pas bougé : on demande aux Français de travailler plus longtemps sans avoir levé ce qui les empêche de le faire.
Le recul de l’âge de départ à la retraite était inévitable. Encore fallait-il que ce soit possible pour les salariés en seconde partie de carrière, souvent écartés en raison de leur âge. Bien préparée, cette nouvelle donne représente pourtant une véritable occasion de croissance pour les TPE, les PME et les startups.
Le chiffre qui résume tout : seuls 30 % des 60-64 ans travaillent en France, contre 42 % en moyenne dans l’Union européenne. Cette disparité n’a rien de fatal. Elle tient à des représentations, pas à des compétences.
Trop âgé à 45 ans ?
De nombreux salariés s’entendent dire, de plus en plus tôt, qu’ils sont trop âgés. Beaucoup se demandent s’ils ont encore un avenir professionnel après 45 ans, et ce sentiment est hélas largement fondé. Dans son rapport Les seniors, l’emploi et la retraite, France Stratégie souligne combien les représentations négatives à l’égard des seniors sont plus fortes chez nous qu’à l’étranger.
Passé cinquante ans, parfois quarante, les salariés sont réputés « insuffisamment réactifs », « peu adaptés aux nouvelles technologies », « moins motivés ». Ces croyances portent un nom : l’âgisme. Et leur gravité tient à ce qu’elles sont cautionnées par une grande partie de la société.
Tout le monde conçoit qu’il serait insupportable d’affirmer qu’une femme travaille moins bien qu’un homme. Personne ne s’offusque, en revanche, qu’on juge une personne moins efficace parce qu’elle serait trop âgée. Or une personne de 60 à 64 ans est aujourd’hui en aussi bonne santé et aussi efficace qu’une personne de 50 à 54 ans il y a soixante ans. Nous continuons à véhiculer de vieux schémas alors que la société a profondément changé.
Quatre pistes concrètes
- Un bilan d’étape pour anticiper la suite de la carrière, avant que la question ne devienne urgente.
- Des formations spécifiques, pour que cette population conserve son employabilité, son agilité et sa capacité d’adaptation.
- Les nouvelles formes de travail, à commencer par le télétravail.
- Le travail en temps partagé, qui permet à une petite entreprise d’accéder à des compétences qu’elle ne pourrait pas embaucher à plein temps.
Pourquoi j’y tiens
Chef d’entreprise installé dans le Val d’Oise, sur le territoire de Cergy, je croise régulièrement des seniors en difficulté. Je suis convaincu que nous disposons là d’un gisement considérable de compétences, et que le travail en temps partagé est la forme qui permet aux petites structures d’y accéder.
C’est d’ailleurs de cette façon que je travaille moi-même auprès de mes clients, d’une journée par mois à trois jours par semaine. Voir comment je travaille.
Pour approfondir : le job idéal selon les Français et les soft skills du dirigeant.
En bref : vos questions
FAQ de l’article
Pourquoi voir les cadres seniors comme un gisement de croissance ?
Seuls 30 % des 60 à 64 ans travaillent en France, contre 42 % en moyenne dans l’Union européenne. Cet écart tient à des représentations, pas à des compétences. Pour une TPE ou une PME, c’est un vivier d’expérience à portée de main.
Comment ma petite entreprise peut-elle accéder à un cadre expérimenté ?
Par le travail en temps partagé, qui donne accès à des compétences qu’elle ne pourrait pas embaucher à plein temps. C’est ainsi que je travaille moi-même auprès de mes clients, d’une journée par mois à trois jours par semaine.
En savoir plus : Expertises →Que puis-je faire pour mes salariés en seconde partie de carrière ?
Quatre pistes : un bilan d’étape pour anticiper la suite de carrière avant que la question ne devienne urgente, des formations ciblées pour préserver l’employabilité, les nouvelles formes de travail comme le télétravail, et le temps partagé.
Lire l’article : Structure, équilibre de vie… Voici le «job idéal» selon les Français →Votre question n’y est pas ? Réserver un appel découverte ou appeler le +33 622 420 420.